{"id":207,"date":"2021-02-17T13:46:54","date_gmt":"2021-02-17T12:46:54","guid":{"rendered":"http:\/\/1calamus2vexilles.fr\/?p=207"},"modified":"2024-06-04T18:33:32","modified_gmt":"2024-06-04T16:33:32","slug":"la-carte-postale-chap-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/?p=207","title":{"rendered":"La Carte Postale Chap.5"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-button\"><a class=\"wp-block-button__link has-background has-light-blue-background-color\" href=\"http:\/\/1calamus2vexilles.fr\/?p=74\">Vers chapitre 1<br><\/a><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-dark-red-color\"><em> Un petit guide des mots en patois (*) se trouve en bas de l&rsquo;article<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je gare la petite\nClio\npoussive de ma m\u00e8re sur la place du\nvillage. Ne dites pas \u00e0 ma\ng\u00e9nitrice ce que je pense de sa voiture, j\u2019ai\ndu n\u00e9gocier\ndur pour qu\u2019elle\nme laisse son joujou. Surtout\nque je me suis bien gard\u00e9 de\nlui avouer le nombre de kilom\u00e8tre\nque j\u2019allais lui faire avaler (\u00e0\nla voiture, pas \u00e0 ma m\u00e8re).\nMais j\u2019ai\nbien cru qu\u2019elle (toujours\nla voiture)\nallait rendre son \u00e2me huileuse dans les derniers virages de\nla vall\u00e9e de Haute\nMaurienne. \n<\/p>\n\n\n\n<p>En plus cette\nroute est tellement sinueuse que j\u2019ai eu le mal de mer en\nconduisant. Bon maintenant il faut que je trouve le fameux Armand.\nMollard de son nom. Quel id\u00e9e d\u2019avoir un nom pareil. De\nquoi faire un proc\u00e8s \u00e0 tous ses\nascendants.<\/p>\n\n\n\n<p>En\nsortant de la voiture, je me\ntrouve en face d\u2019une croix en\nbois surmont\u00e9e\nd\u2019un diable tout en couleur, avec des\nyeux rouges\u2026  qui me suivent.\nLe manque d\u2019oxyg\u00e8ne fini de me faire fondre les fusibles. Je fais\nsemblant de ne pas m\u2019en rendre compte et me persuade que\nje suis sur la bonne piste. L\u2019auto-hypnose,\nrien de mieux pour contrer le mal des montagnes.<\/p>\n\n\n\n<p>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9\nde la place, il y a un petit\ntroquet ouvert, avec trois gars en grande discussion\ndebout devant la porte. Je\nm\u2019approche\nen contournant la fontaine en pierre qui\ncrachotte.\nLes trois gars arr\u00eatent de se chamailler et me toisent tout le temps\nde la travers\u00e9e.\nJ\u2019ai la sensation d\u2019\u00eatre une\nallemande en short au\npays des savoyards\nen r\u00fbte.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;-Bonjour\nMessieurs, je cherche la maison d\u2019Armand Mollard.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9clats\nde rire g\u00e9n\u00e9ral, \u00e7a\nse bidonne jusqu\u2019\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du bar, mon talent comique est\nau paroxysme.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s\nplusieurs tentatives\nde communication entra\u00eenant \u00e0 chaque fois l\u2019hilarit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale,\nj\u2019abandonne la partie et je\npars\nen direction\nd\u2019un petit panneau en bois indiquant la Mairie. Avec une peu de\nchance, ces\ncr\u00e9tins des Alpes\nont \u00e9lu un type qui comprend ma langue. Mais \u00e0 peine engag\u00e9 dans\nla ruelle, je sens que l\u2019on m\u2019attrape par l\u2019\u00e9paule. Et dans un\nmouvement que je ne peux\npas contrer,\nje me fais\nbroyer la clavicule, l\u2019omoplate\nainsi\nqu\u2019un\nou deux autres os inutiles\net je me\nretrouve\ndevant un grand gaillard \u00e0 fossettes.<\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211;\nL\u2019Armand \u00e0\nc\u2019te\nsaison\nil\nest \u00e0 l\u2019alpage.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je\nreste muet, bouche ouverte comme une carpe sur la berge. Une petite\nvoix tremblante casse le mirage&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;\n<em>Eh\nle grand D\u00e9capadiot*, laisse <\/em><em>donc\nnot\u2019 P<\/em><em>ari<\/em><em>got<\/em><em>,\ntu lui mets les <\/em><em>tripes<\/em><em>\ndans les godillots<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous\nl\u2019effet des rimes le\ng\u00e9ant me l\u00e2che\nl\u2019\u00e9paule et\nune petite dame en tablier noir\ns\u2019approche.\n\n<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;\n<em>Si y veux voir l<\/em><em>e <\/em><em>Armand, il va falloir qu\u2019il\n<\/em><em>rapaille*<\/em><em> l\u00e0 haut.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je\nl\u00e8ve les yeux dans la direction indiqu\u00e9e.\nJ\u2019ai\nd\u00e9j\u00e0 du mal \u00e0 gravir le Mont Saint-Michel,\nalors ce\nmont l\u00e0&nbsp;!\nje comprends que je vais en chier\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Comme seule\nindication j\u2019ai eu le\ndroit \u00e0 un laconique\n: \u00ab&nbsp; faut\nprendre le sentier\ndes cornettes\nderri\u00e8re la cabane au p\u00e8re Mochin,\net continuer en suivant\nla ligne de cr\u00eate&nbsp;\u00bb\u2026 d\u2019accord mais derri\u00e8re la cabane il\nn\u2019y avait qu\u2019un tas d\u2019ortie, vestige des cabinets d\u2019aisance\net pas franchement de chemin. En plus je n\u2019ai aucune id\u00e9e de la\ndistance et j\u2019ai beau ne pas avoir l\u2019instinct d\u2019un ours\npyr\u00e9n\u00e9en, le ciel noir qui monte comme une mar\u00e9e de fioul lourd ne\nm\u2019engage pas \u00e0 l\u2019all\u00e9gresse. L\u00e0 tout de suite, la ligne de\ncr\u00eate je pr\u00e9f\u00e9rais me la sniffer que la suivre.<\/p>\n\n\n\n<p>Au bout d\u2019une heure de crapahute, je me demande\ncomment j\u2019ai pu en arriver l\u00e0. Puis je repense \u00e0 la fille qui\ntitre les ficelles, avec ses yeux improbables, son petit nez de\npoup\u00e9e, son sourire malicieux et ses \u00e9clats de rires en sac de noix\nqui descend les escaliers. Le visage de la dame au tablier me revient\nbrusquement\u2026 oui, comme un air de famille.<\/p>\n\n\n\n<p>A\u00efe&nbsp;! Et voila \u00e0 r\u00eavasser j\u2019ai pas vu la\npierre et je me suis tordu la cheville. Les cailloux d\u2019ici sont\nfourbes, n\u00e9s pour vous \u00e9taler, encore plus traites que les pav\u00e9s\nparisiens un soir de beuverie. Le sommet me semble plus poche, mais\nje n\u2019en suis pas si s\u00fbr. A chaque fois que je passe un petit\nraidillon je me dis que c\u2019est le dernier. Et arriv\u00e9 en haut, j\u2019en\nd\u00e9couvre un autre encore plus casse-gueule.<\/p>\n\n\n\n<p>La mar\u00e9e de fioul s\u2019approche de plus en plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin j\u2019arrive \u00e0 l\u2019alpage. Je sue, je pue et\nles premi\u00e8res gouttes qui s\u2019\u00e9clatent autour de moi me font\npresser le pas. Je passe un gros rocher et au fond du vallon\nj\u2019aper\u00e7ois enfin le fameux chalet. Le paysage est f\u00e9erique. Des\ndoigts de lumi\u00e8re mettent en sc\u00e8ne chaque rocher et chaque buisson\nsur fond bleu noir. Tout en contemplation, je ne l\u2019ai pas entendu\nvenir.<\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; P<\/em><em>luie du matin, n\u2019arr\u00eate pas\ncr\u00e9tin<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Je manque de faire une crise cardiaque.  La main\nsur le c\u0153ur, le souffle coup\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; C\u2019est qu\u2019il est <\/em><em>tout tor<\/em><em>m<\/em><em>entare*<\/em><em>\nle M<\/em><em>\u00f4<\/em><em>n<\/em><em>s<\/em><em>ieur*, et puis va \u00eatre bien\nmouill\u00e9 s&rsquo;il continu<\/em><em>e<\/em><em>\u2026<\/em> \n<\/p>\n\n\n\n<p>Je fais maintenant face \u00e0 l\u2019emp\u00eacheur de\ncontempler en rond qui prononce le \u00ab&nbsp;on&nbsp;\u00bb dans Monsieur.\nJe n\u2019ai pas besoin de demander une pi\u00e8ce d\u2019identit\u00e9, son regard\nde Horla me renseigne sur le champ. Il a d\u00fb servir de mod\u00e8le au\ndiable de Bessan. Couleur des yeux incluse.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir prononc\u00e9 le mot magique \u00ab&nbsp;Eulalie&nbsp;\u00bb,\nje me retrouve assis devant un r\u00e9cipient en fer blanc, plus caboss\u00e9\nque la voiture d\u2019Alex. L\u2019am\u00e9nagement de la cabane est spartiate,\net le m\u00e9nage n\u2019est pas la pr\u00e9occupation principale du locataire\nde la tani\u00e8re\u2026 les \u00e9manations d\u2019alcool du liquide vers\u00e9 dans\nma tasse me laissent esp\u00e9rer qu\u2019il est assez fort pour d\u00e9sinfecter\nle contenant. Je regrette mon tube de quinine.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <em>B<\/em><em>on, le <\/em><em>crou\u00e9*<\/em><em> ga<\/em><em>r<\/em><em>s\ny veut causer \u00e0 l<\/em><em>a <\/em><em>Eulalie. Il me dit pas pourquoi il\nla cherche la <\/em><em>ratavolive*<\/em><em>. Et moi j\u2019aime pas les\nchats. <\/em><em>M\u00eame tigr\u00e9 \u00e7a mirote la nu<\/em><em>e<\/em><em>t*.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Putain, j\u2019ai pas le d\u00e9codeur\u2026 et j\u2019explose&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; Je ne suis pas un chat, elle m\u2019a juste\nenvoy\u00e9 une putain de carte postale!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; Y&rsquo;a pas de gens qui paye pour la vogue* ici,\nje te pr\u00eate une b\u00eate et c&rsquo;est bourse ferm\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai envie de fuir mais le flot continu de la\npluie sur la vitre me retient. \n<\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; T&rsquo;es t\u00e9m\u00e9raire mon gars mais pas courageux,\npleut trop pour repartir sans finir pleur\u00e9tique. Bon s\u2019il cr\u00e8che\nl\u00e0 va falloir mettre la man* \u00e0 la besogne. Viens donc m&rsquo;aider \u00e0\nremplir la panse des b\u00eates \u00e0 mis\u00e8re.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p> Je me retrouve avec une fourche dans la main. Le\nmanche est tortueux et lisse, je pense au dos d&rsquo;un dragon; le rince\nboyaux du vieux me donne des hallucinations. C\u2019est de la bonne&nbsp;!\nAlex pourrait la revendre un bon prix dans la rue de la soif et\n\u00e9crire un guide des meilleures gn\u00f4les de France.<\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; <\/em><em>T<\/em><em>u lui veu<\/em><em>x<\/em><em> quoi\n\u00e0 <\/em><em>not\u2019\u00e9peuff\u00e9e*&nbsp;?<\/em><em> Si t&rsquo;envoie ici, doit tenir\nun peu \u00e0 <\/em><em>ton d\u00e8rret*<\/em><em>, ou alors veut voir <\/em><em>c<\/em><em>e\nque <\/em><em>t\u2019<\/em><em>as <\/em><em>d<\/em><em>ans\nla musette<\/em><em>. <\/em>\n<\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; Je veux juste la retrouver, mais elle me\nbalade.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <em>\u00e7a c\u2019est une sp\u00e9cialit\u00e9 des <\/em><em>mouflettes*<\/em><em>\ndu val, <\/em><em>dans l\u2019avant, <\/em><em>sa tante <\/em><em>l<\/em><em>\u2019a\nfait le m\u00eame coup de sabot\u2026 <\/em><em>le pauv\u2019 guss c\u2019est jet\u00e9\ndans le Nant* Trouble.<\/em><em> La montagne, \u00e7a te fait des <\/em><em>biau<\/em><em>s*<\/em><em>\ntas de<\/em><em> ne<\/em><em>u<\/em><em>ge*, pas de la <\/em><em>sopa cl\u00e8rret*<\/em><em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Toujours pas trouv\u00e9 le d\u00e9codeur, je sens que la\nsoir\u00e9e va \u00eatre longue&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-bright-blue-color\"><strong>D\u00e9codeur <\/strong>:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><em>M\u00f4nsieur : les messieurs de la ville sont des M\u00f4nsieur (en pronon\u00e7ant le on)<\/em><\/li><li><em>Un d\u00e9capadiot : un gars assez grand pour d\u00e9caper (d\u00e9crocher) les diots (saucisses) qui s\u00e8chent au plafond <\/em><\/li><li><em>rapailler&nbsp;: grimper <\/em><\/li><li><em>tormentare&nbsp;: boulevers\u00e9 (tourment\u00e9) <\/em><\/li><li><em>le crou\u00e9&nbsp;: le petit <\/em><\/li><li><em>la ratavolive&nbsp;: la chauve-souris (le rat qui vole) <\/em><\/li><li><em>miroter la nuet&nbsp;: voir la nuit <\/em><\/li><li><em>la vogue: la f\u00eate (du village)<\/em><\/li><li><em> la man&nbsp;: la main <\/em><\/li><li><em>\u00e9peuff\u00e9&nbsp;: \u00e9nerv\u00e9 (qui soul\u00e8ve la peuf, c\u2019est \u00e0 dire la poussi\u00e8re) <\/em><\/li><li><em>ton d\u00e8rret&nbsp;: ton cul <\/em><\/li><li><em>une mouflette&nbsp;: une fille facile (qui monte partout&#8230; comme les mouflons) <\/em><\/li><li><em>un nant&nbsp;: torrent de montagne <\/em><\/li><li><em>biau&nbsp;: beau <\/em><\/li><li><em>la neuge&nbsp;: la neige <\/em><\/li><li><em>une sopa cl\u00e8rret&nbsp;: un bouillon (une soupe clair)<\/em><\/li><\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un petit guide des mots en patois (*) se trouve en bas de l&rsquo;article Je gare la petite Clio poussive de ma m\u00e8re sur la place du village. 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Surtout que je me &hellip; <a href=\"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/?p=207\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;La Carte Postale Chap.5&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-207","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-multicolore"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/207","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=207"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/207\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":234,"href":"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/207\/revisions\/234"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=207"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=207"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/1calamus2vexilles.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=207"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}